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Les 7 niveaux de l'échelle INES

Magazine alternatives n° 21, 4e trimestre 2009 Rubrique : Décryptage

Niveau 7 : accident majeur

1986 : Tchernobyl (Ukraine). À la suite d’une série d’erreurs humaines et en raison de défauts de conception, le réacteur n° 4 de la centrale nucléaire Lénine, située à 110 km de Kiev, a été privé de son circuit de refroidissement primaire. Cela a induit la destruction par explosion de l’enceinte du réacteur, qui a ensuite subi une fusion, ces deux événements provoquant la libération de grandes quantités de radio-isotopes dans l’atmosphère.

Niveau 6 : accident grave

1957 : complexe nucléaire Maïak (Kyshtymen Union soviétique). L’accident a entraîné des rejets radioactifs très importants en dehors du site. Au moins 200 personnes ont péri. L’accident a été tenu secret par le régime soviétique ; les premières informations n’ont été révélées qu’en 1976 par le biologiste soviétique Jaurès Medvedev immigré en Angleterre.

Niveau 5 : accident ayant des conséquences étendues

1979 : centrale Three Mile Island (États-Unis). À la suite d’une panne des pompes d’alimentation en eau du circuit secondaire de l’un des réacteurs, un enchaînement de défaillances mécaniques, d’erreurs humaines, d’absence de procédure et de défauts de conception a entraîné la fusion du coeur. L’accident n’a fait aucune victime et son impact sur l’environnement est resté très faible.

Niveau 4 : accident ayant des conséquences locales

1999 : Tokaimura (Japon). L’accident est survenu le 30 septembre à 120 km de Tokyo. L’introduction dans la cuve de décantation d’une quantité anormalement élevée d’uranium dépassant très largement la valeur de sécurité est à l’origine de la réaction de criticité1.

Niveau 3 : incident grave

2008 : Toulouse (France). Sur le site de l’établissement de l’Onera de Toulouse, un travailleur a été accidentellement exposé pendant plusieurs minutes aux rayonnements émis par une source radioactive de haute activité de cobalt 60.

Niveau 2 : incident

2009 : Melox (France). Le 3 mars 2009, lors d’une opération liée à un programme de recherche sur un échantillon à base d’oxyde de plutonium et d’uranium, un dépassement de 2 grammes (soit moins de 1 %) de la masse de matière autorisée (370 grammes) a été constaté sur un poste de laboratoire. Dès le constat de l’écart, les actions correctives ont été menées. L’Autorité de sûreté nucléaire a classé l’incident au niveau 2 en raison de l’absence d’alarme d’un logiciel.

Niveau 1: anomalie

2008 : Tricastin (France). Le défaut d’étanchéité d’une cuve de rétention a entraîné la fuite d’une solution contenant de l’uranium naturel (74 kg au total) à l’usine Socatri.

1. Un accident de criticité désigne un accident nucléaire provoqué par une réaction en chaîne involontaire et incontrôlée mettant en jeu des matières fissiles, comme l’uranium ou le plutonium.

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