Retour
Imprimer

Pourquoi choisir l’acier et non le PVC ou d’autres alliages performants pour construire les canalisations ?

Magazine alternatives n° 17, 1er trimestre 2008 Rubrique : FAQ

Question :

Votre reportage sur les artères vitales de l’énergie (Alternatives n° 15) m’incite à vous poser plusieurs questions. Pourquoi choisir l’acier et non le PVC ou d’autres alliages performants pour construire les canalisations ? Un réseau de capteurs est-il en place pour déceler les fuites ? Le transport souterrain ou sous-marin fait-il l’objet d’un plan de sécurité, notamment pour prévenir d’éventuels attentats ?

Réponse :

L’objectif fixé pour la durée d’exploitation des oléoducs est de quarante ans, ce qui nécessite des qualités exceptionnelles de la part des matériaux de construction: bonne tenue à la corrosion induite par les gaz acides contenus dans les hydrocarbures mais aussi par le milieu (notamment marin), bonne tenue aux ruptures mécaniques provoquées par le dégel des sols ou par les températures des zones désertiques, excellente maîtrise du processus de fabrication, etc. L’acier se distingue des autres matériaux par son très bon rapport performances/facilité de mise en oeuvre industrielle. L’assemblage des canalisations s’effectue dans le respect des normes antisismiques. Leur surveillance est assurée en permanence grâce à un réseau de capteurs internes et une télésupervision. Les canalisations font aussi l’objet de contrôles non destructifs par robot ou par ultrasons. En cas d’incident déclaré, des vannes d’arrêt sont actionnées pour isoler le tronçon détérioré et les stations de pompages arrêtées, ce qui permet d’éviter une pollution massive, y compris en mer. Quant aux plans anti attentat, ils sont du ressort des États traversés par les pipelines. Les compagnies exploitantes, quant à elles, cherchent à promouvoir une meilleure appréciation des risques et à optimiser leurs dispositifs de gestion de crise.

Retrouvez l'intégralité du n° 17

Recherche

FAQ

Les réserves d’uranium sont-elles suffisantes ?
Lire la réponse