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Une nouvelle théorie pour extraire l'uranium ?

Magazine alternatives n° 15, 3e trimestre 2007 Rubrique : FAQ

Question :

L'extraction d'uranium demanderait une importante circulation d’eau de mer, mais on peut imaginer une opération de moindre ampleur visant à un complément d'approvisionnement, qui consisterait à extraire l'uranium du courant d'eau (hélas irrégulier) des rivières qui descendent de massifs uranifères. En attendant le traitement des phosphates uranifères, le cycle du thorium, etc.

Réponse:

L’idée exprimée ici est en théorie séduisante, car il est vrai que les produits de l’altération physicochimique d’un bassin versant – y compris l’uranium – sont transportés sous forme dissoute dans les matières en suspension. Il reste toutefois à évaluer le rendement de ce prélèvement au fil de l’eau. Une étude de 1998 (thèse de E. Petelet-Giraud,  université de Montpellier) permet de s’en faire une idée. Elle concerne l’un des plus gros gisements uranifères français, drainé par la rivière Lergue (bassin de Lodève, dans l’Hérault)  et montre des teneurs d’uranium transporté sous forme dissoute de l’ordre de 140 nanomoles par litre (nmol/l) ce qui équivaut à 84 millions de milliards d’atomes par litre*! Ces minéralisations uranifères restent visibles jusqu’à l’exutoire en Méditerranée, où la concentration est encore de 37 nmol/l, largement supérieure à la moyenne mondiale de 0,78 nmol/l.
* Sachant qu’une mole (abréviation de moléculegramme)  renferme environ 6.1023 molécules.

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